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La réélection d’Emmanuel Macron marque une nouvelle étape de la crise de régime du capitalisme français. Au deuxième tour, compte tenu de l’abstention et des bulletins blancs ou nuls, Jupiter II n’a recueilli les suffrages que de 38,5 % des inscrits. C’est 5 % et 2 millions de voix de moins qu’en 2017. En outre, près d’une moitié de ses 18,8 millions d’électeurs n’ont absolument aucune confiance en lui. Au total, Macron l’emporte dans un océan d’amertume, de défiance et de haine – de cette haine sociale, de cette haine de classe dont les révolutions sont le fruit mûr.

Header : TRAINOSE a dû mettre fin aux pressions qu’elle exerçait sur ses travailleurs à Thessalonique pour qu’ils participent au soutien technique des locomotives transportant les chars de l’OTAN depuis le port d’Alexandroupoli. La position militante anti-impérialiste des travailleurs de TRAINOSE et le soutien de plusieurs syndicats de Thessalonique ont permis d’obtenir ce résultat et montrent la voie à suivre pour l’ensemble du mouvement syndical européen.

Depuis le premier tour de l’élection présidentielle, les dirigeants de la plupart des syndicats et partis de gauche appellent à « faire barrage au Rassemblement National », le 24 avril prochain. Certains appellent explicitement à voter pour Macron. D’autres appellent à ne pas voter pour Le Pen. D’autres, enfin, appellent à « battre Le Pen ».

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle est conforme à ce que la Macronie souhaitait et préparait de longue date. En 2017, Macron recueillait 66 % des voix face à Le Pen, au deuxième tour. Des millions d’électeurs ayant voté Mélenchon ou Hamon, au premier tour, s’étaient mobilisés au deuxième pour « faire barrage à l’extrême droite ». Depuis cinq ans, le chef de l’Etat vise la répétition de ce scénario.

A l’aube du 1er avril, la classe ouvrière américaine a remporté une victoire historique. Elle a porté un coup très dur à Amazon, le deuxième plus gros employeur des Etats-Unis, propriété de Jeff Bezos, deuxième homme le plus riche du monde, et bastion de l’hostilité patronale aux syndicats. Le centre de distribution JFK8, situé dans l’arrondissement new-yorkais de Staten Island, est devenu le premier site américain d’Amazon à se doter d’un syndicat, après qu’une majorité de 2654 voix contre 2131 a voté pour s’organiser au sein du tout nouvel ALU, l’Amazon Labor Union (en français, le syndicat des travailleurs d’Amazon). Un vote similaire est encore en

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Le gouvernement de Zelensky utilise l’invasion russe, d’une façon complètement cynique, pour justifier la répression contre les opposants politiques. Lors d’une allocution télévisée le 20 mars, le président Zelensky a annoncé l’interdiction de onze organisations politiques pour toute la durée d’application de la loi martiale. Si certaines de ces organisations sont grotesques, et que quelques-uns de leurs membres sont en effet favorables à l’invasion russe, aucune preuve d’une « collaboration » effective n’a néanmoins été présentée pour justifier leur interdiction.

Nous avons reçu ce bref rapport sur la lutte politique qui se déroule dans la section de Moscou du Komsomol (l’organisation de jeunesse du Parti Communiste de la Fédération de Russie) sur la question de la guerre en Ukraine. Les partisans de la TMI viennent d’être exclus du Komsomol en même temps que d’autres militants, à cause de leur opposition à la ligne officielle nationaliste de la direction du parti.

Les brèves thèses qui suivent ont été rédigées par des partisans de la TMI en Ukraine puis traduites. Elles traitent des origines de la guerre actuelle et des effets réactionnaires qu’elle a en Ukraine. Pour une solution internationaliste à la guerre en Ukraine, et à toutes les guerres ! Pour la révolution socialiste ! L’original en ukrainien est consultable ici.

Cet article a été écrit le 14 mars 2022. Alors que l’armée russe continue à bombarder les villes d’Ukraine, les travailleurs du monde sont consternés par les destructions et les morts causées par l’invasion. La presse et les politiciens occidentaux font de leur mieux pour dissimuler le rôle de leur propre impérialisme dans ce désastre. Loin d’être une tierce partie neutre, les puissances occidentales ont contribué à provoquer ce conflit pour leurs propres intérêts impérialistes.

Une fuite de données révèle que la grande banque suisse Credit Suisse a géré pendant des décennies les avoirs de criminels du monde entier. Les « Suisse Secrets » confirment la réputation de la place bancaire suisse en tant que havre de paix pour l’argent sale des oligarques du monde entier, des politiciens corrompus et des barons de la drogue.

Le 23 janvier dernier, des soldats dirigés par le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba ont pris le contrôle d’une base militaire à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Quelques heures plus tard, le président Roch Kaboré était aux mains des putschistes. Le lendemain, l’armée annonçait à la télévision que Kaboré avait été démis de ses fonctions, que le Parlement était dissous et que la constitution était suspendue.

La première victime de la guerre est la vérité. C’est également le cas avec l’intervention militaire russe en Ukraine. Les marxistes doivent être capables de percer le brouillard des mensonges et de la propagande de guerre et d’analyser les véritables raisons du conflit, ce qui l’a provoqué et les véritables intérêts qui se cachent derrière les excuses et les justifications des différentes parties impliquées. Par-dessus tout, nous devons le faire du point de vue des intérêts de la classe ouvrière mondiale.

En fin de semaine avait lieu la douzième édition de l’École marxiste d’hiver de Montréal. Pour une deuxième année consécutive, cet événement incontournable pour les marxistes d’Amérique du Nord a dû être tenu en ligne. Malgré le caractère plus impersonnel des réunions Zoom, l’enthousiasme formidable des participants était palpable.

Voilà, ça a commencé. Les forces russes ont déclenché une attaque massive contre l’Ukraine. Aux premières heures du matin, dans une courte allocution télévisée, le président russe Vladimir Poutine a annoncé une “opération militaire spéciale” à l’aube. Quelques minutes après la diffusion, vers 5 heures du matin, heure ukrainienne, des explosions ont été entendues près des principales villes ukrainiennes, y compris la capitale Kiev.